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Impact de notre alimentation sur l'environnement et le monde animal

Par Raphaël P. le 16/04/2015

Notre alimentation est la principale cause de la mortalité chez les animaux. On a vite tendance à oublier que ce que l'on met dans notre assiette à un fort impact sur le monde. Manger local, manger bio, manger végétarien, manger végétalien... toutes ces façons de manger sont différentes et pourtant toutes sont liées à l'impact de l'alimentation sur l'environnement et sur le monde animal. Réduire les émissions de CO2, protéger la nature, manger sainement, sauver les animaux, toutes les raisons sont bonnes pour revoir notre façon de manger.

Manger local

Objectivement, parmi tous les modes d'alimentation, manger entièrement local est surement un des plus difficiles pour celui qui n'en a pas l'habitude.

Les circuits courts de distribution ont plusieurs objectifs :
  • « Réduire la distance qui sépare la fourche de la fourchette ». En effet, en achetant local, les aliments parcourent moins de distance et le système de distribution de nourriture pollue donc moins. Quand on voit que les transports sont une des causes majeures du réchauffement climatique, on peut se dire que diminuer la distance qui nous sépare de nos aliments est une bonne chose.
  • Cette alimentation vise également à limiter l'insécurité alimentaire liée aux scandales alimentaires fréquents. Acheter local, c'est aussi savoir ce que l'on mange. Les grandes distributions sont bien souvent muettes lorsqu'il s'agit de divulguer la provenance de leurs marchandises. Les appellations des grandes distributions sont souvent piégeuses et elles jouent allègrement sur les mots pour tromper le consommateur. Ainsi, les « melon charentais » peuvent très bien venir d’Espagne, les jus de fruits « conditionnés en France » sont en réalité fait à partir de fruits qui viennent de l'autre bout du monde.
  • Redonner de l'autonomie alimentaire aux régions et relancer l'économie locale. En effet, si nous ne consommons que des produits venant d'ailleurs, les producteurs locaux ne vendent plus et la région perd de l'argent. A contrario, les pays chez qui l'on achète ne sont pas nécessairement gagnants. Des pays pauvres en eau comme la Thaïlande, se voient utiliser un quart de leur eau pour produire les denrées agricoles destinées à l'exportation.

Manger local, c'est bien, mais manger 100% local, ce n'est pas facile. Seriez-vous capable de vous passer de café, de chocolat, de jus d'orange ... ? France 5 a montré cela en créant un documentaire réalité, appelée 200 km à la ronde, dans lequel cinq familles se portent volontaires pour tester une alimentation 100% locale durant un mois. Il devient évident en visionnant cette émission que ce mode d'alimentation n'est pas donné à tout le monde, qu'il prend du temps, mais qu'il permet aussi de redécouvrir de nouveaux horizons culinaires.

Sans nécessairement pousser la consommation locale à l'extrême, tout le monde peut s'inscrire facilement dans des associations de producteurs locaux pour se fournir en fruits et légumes. Le principe des AMAP repose sur ce procédé : lors de l'inscription on s'engage à acheter des paniers de fruits et légumes de saison au-près des producteurs de la région. Ce système permet de ne pas utiliser un intermédiaire de vente. Les producteurs gagnent ainsi plus d'argent et les consommateurs payent souvent moins cher qu'en grande surface des produits de bonne qualité et très souvent bios.

Faites un tour sur l'annuaire des AMAP de France et vous verrez que même proche de chez vous, il est possible de manger sainement sans se ruiner et en réduisant les émissions de gaz à effet de serre qui, peu à peu, transforment notre planète.

Manger bio

Qui dit manger local, ne dit pas forcement bio et qui dit bio, ne dit pas forcement local. Ce sont souvent deux termes qui sont proches dans la tête de gens, alors qu'ils n'ont en fait quasiment rien en commun.

Un aliment est bio s'il respecte un cahier de charge bien précis qui veut un meilleur respect du vivant et de l'environnement. L'Agence française pour le développement et la promotion de l'agriculture biologique, autrement appelée « Agence Bio », définie l'agriculture biologique grâce à six points majeurs :
  • Un sol vivant et fertile
  • Une agriculture sans produits chimiques de synthèse ni OGM
  • Le respect du bien-être animal
  • Une diversité à tous les niveaux
  • La garantie de la naturalité et de l'authenticité
  • Des filières durables et innovantes

En clair : pas de produits chimiques mauvais pour l'environnement, des animaux en plein air, pas de maltraitance et une production la plus « naturelle » possible. Que demande le peuple ? Ce type d'agriculture permet de limiter la pollution des terres et des eaux en réduisant ainsi l'impact sur l'environnement et sur les animaux. Un sol recouvert de pesticide est en fait une zone morte pour la faune et la flore : les rongeurs et les oiseaux disparaissent alors qu'ils contribuent à la biodiversité locale. Les produits alimentaires issus d'agriculture biologique sont ainsi meilleurs pour la santé.


Ce n'est pas difficile d'acheter bio aujourd'hui grâce aux grandes distributions qui ouvrent des rayons bio dans leurs magasins ou bien grâce à des distributeurs de plus en plus nombreux comme Naturalia ou Biocop pour les plus connus. Il est très souvent possible de trouver les aliments que l'on veut en bio, mais c'est aussi souvent un peu plus cher. En effet, la philosophie bio ne recherche pas à optimiser à tout prix la production, du coup la production coûte plus cher. Cependant, même si la comparaison de prix avec les produits discount des grandes distributions est indéniable, la différence de prix des grandes marques face à leurs concurrents bio est beaucoup moins notable. On peut rajouter à cela, le fait que même les grandes distributions se mettent au bio et parfois à un prix très raisonnable.

De plus, la solution des AMAP proposées dans la première partie de cet article est aussi valable ici. Très souvent les agriculteurs des AMAP sont certifiés bio, c'est donc une bonne solution pour manger bio, local et moins cher qu'en grande surface ! Renseignez-vous.

Tous les aliments ne sont cependant pas bio. Par exemple, vous ne trouverez jamais de foie gras bio pour la simple et bonne raison que le gavage des animaux est interdit dans la certification bio. Un autre exemple est celui des bananes qui sont rarement bios en France, en effet la Martinique et Guadeloupe, d'où proviennent des tonnes de banane chaque année, ne produisent pas de banane bio.

Manger végétarien

Nous en avons déjà parlé sur notre site, l'élevage industriel est mauvais pour les animaux. Du coup, une des questions qui revient souvent lors d'une discussion avec un végétarien est la suivante : « Pourquoi ne manges-tu pas de la viande bio, où l'animal a vécu une belle vie ? ». Cette question est légitime. Car bon nombre de végétariens (moi y compris) expliquent leur refus de manger de la viande en évoquant les méfaits de l'élevage intensif. Or la raison pour laquelle un végétarien ne mange pas de viande, même bio, ne se limite pas à cela. En général, une personne devient végétarienne après s'être posée la question : « Est-ce que la vie d'un animal est moins importante que mon plaisir gustatif ? ». Et vous pensez bien que si cette personne devient végétarienne, c'est que sa réponse est non.

Pour manger de la viande, il faut tuer. A moins que vous me trouviez un éleveurs qui attende patiemment que sa vache meure de vieillesse (ne cherchez pas, ça n'existe pas) et auquel cas certains végétariens seraient d'accord d'en manger. Une vache qui vie en plein air toute sa vie, connaîtra comme les autres une mort prématurée et le stress des abattoirs. Et c'est la raison pour laquelle les végétariens sont... végétariens. Un site web propose d'ailleurs aux végétariens de calculer approximativement le nombre d'animaux qu'ils ont sauvé grâce à leur alimentation. Avec une moyenne de 17 animaux sauvés par mois, on se rend compte que l'on peut vraiment faire la différence rapidement !

Listons maintenant rapidement les bonnes raisons d’arrêter de manger de la viande :
  • Les animaux sont dans 80% des cas, enfermés, maltraités, stressés et malheureux. Ils souffrent toute leur vie et connaissent une mort tout aussi atroce.
  • Sans même considérer cette maltraitance, c'est une question éthique : Pourquoi tuons-nous des milliards d'animaux chaque année alors que l'on a le choix de manger autre chose ?
  • L'industrie de la viande est le premier facteur de pollution de l'air dans le monde. La pollution de l'industrie bovine est à elle seule plus importante que le secteur des transports.
  • Toujours du point de vue de l’environnement, la quantité d'eau utilisée pour produire un kilo de viande de bœuf est équivalente à celle utilisée pour l'ensemble des douches prises par un être humain moyen en une année.
  • Il y a une perte énorme de produit végétaux : si l'humanité arrêtait de manger de la viande, il y aurait assez de produits végétaux sur terre pour nourrir plus d'une planète et demi.
  • Manger de la viande est mauvais pour la santé. Sans même parler des intoxications alimentaires ou bien de maladies comme la vache folle ou la grippe aviaire, il a été montré le lien entre la consommation de viande est les maladies cardio-vasculaires, les cancers, les attaques cérébrales, le diabète et plein d'autres.
  • Le dernier argument serait de dire que la viande coûte cher et que cela soulagerait votre porte-feuille de ne plus en manger, mais cela parait ridiculement anodin face aux autres points de cette liste.

Comme nous le voyons, la consommation de viande, en plus de tuer chaque année 140 milliards d'animaux dans le monde, est une des causes de problèmes environnementaux : le manque d'eau, la famine et la pollution sont trois problèmes majeurs de notre temps qui sont indéniablement liés à notre consommation de viande.

En comparaison de ces problèmes mondiaux, posez-vous la question : pourquoi mangez-vous de la viande ? Pour le goût ? par tradition ? par habitude ? par facilité ? N'est-ce pas bien peu de choses par rapport aux problèmes liés à cette alimentation ?

Manger végétalien

L'alimentation végétalienne est une alimentation qui exclut les produits et sous-produits d'origine animale. Evidemment, un végétalien ne mange pas de viande, mais aussi pas de lait, pas d’œuf, pas de miel et de tous les aliments qui dérivent de ceux-là. Car même si l'alimentation végétalienne se prive de produit qui ne sont pas issue de la mort des animaux, il n'est pas possible de les dissocier de l'industrie de la viande et de la maltraitance des animaux.

Pour citer quelques exemples : on peut parler des poussins mâles qui sont immédiatement tués à la naissance pour ne garder que les femelles afin de renouveler les poules pondeuses (qui elles-mêmes finissent tout autant à l'abattoire que les autres). On peut aussi parler des vaches inséminées artificiellement, à qui l'on enlève le veau à la naissance pour qu'il ne boive pas le lait destiné à la vente. Là encore l'industrie du lait est liée à celle de la viande, puisque le veau fini à l'abattoire et que la vache laitière connait le même sort lorsqu'elle ne fournit plus assez de lait. Pour finir, l'industrie du miel est aussi peu attachée à ses abeilles que les élevages avec leurs vaches.

Le bilan est indéniable : dans l'industrie, les animaux sont maltraités et tués à outrance sans aucune considération. Ainsi, même si le fromage, le lait, les œufs, le miel ne causent pas directement la mort, ils y participent presque tout autant que l'industrie de la viande.

De plus, d'un point de vue environnemental, une étude italienne a montrée que le régime végétalien est celui qui cause le moins de mal à la nature. A partir d'un système de score lié à l'impact sur l'environnement, l'étude a permis de classer différent type de régimes alimentaires.

Régime alimentaire
non-Bio
Bio
Omnivore
2,34 points
1,36 points
Végétarien
1,56 points
1,03 points
Végétalien
0,854 points
0,599 points

Pour rappel, ce tableau ne prend en compte uniquement l'impact sur l'environnement, en ignorant le bien-être animal. Cependant, le résultat est clair : pour moins d'impact sur la flore, devenez végétalien. De plus, l'étude précise que l'alimentation omnivore de ce tableau est celle dune personne mangeant de tout, mais « étant conscient de la pyramide alimentaire », c'est-à-dire ayant une alimentation équilibrée. Or, ils ont montré que l'italien moyen ne rentre pas dans cette catégorie et a un score de 5,75 points, soit presque dix fois plus qu'une personne ayant une alimentation végétalienne et bio.

Et vous, dans quelle catégorie êtes-vous ? Quel impact a votre alimentation sur le monde animal et sur l'environnement ?



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