Cause Animal !

Le premier site où les animaux ont le droit à la parole.


10 remarques qu'un végétarien entend tout le temps

Par Raphaël P. le 16/05/2015

Lorsque l'on choisit de devenir végétarien ou végétalien, cela réveille souvent un tas d’émotions dans notre entourage. Certains de nos proches peuvent être enthousiastes, intéressés, curieux, mais aussi parfois critiques, moqueurs et même révoltés.

Végétarien depuis quelques mois au moment où j'écris ces lignes, je suis encore dans la phase où tous mes amis et mes proches ne sont pas encore au courant de ma nouvelle alimentation et tous ne comprennent pas les raisons éthiques qui m'ont poussé à me remettre en cause. Ainsi, je suis régulièrement en train d'expliquer les raisons de mon végétarisme et d'expliquer pourquoi je tente également de réduire au minimum ma consommation de lait, fromage et œuf.

On ne peut pas blâmer les gens de ne pas savoir, on ne peut pas leur reprocher leur ignorance sur ce sujet, car comme eux, nous sommes passés par là. Il y a à peine quelques années, je ne connaissais pas moi-même les raisons qui poussaient les végétariens à ne plus manger de viande. Je pensais que c'était une sorte de tradition familiale chez eux... un truc de hippie. Je ne faisais pas le rapprochement entre la consommation de viande et la tuerie qui en découle. Je ne connaissais pas non plus le mot « végétalien » et j'ignorais totalement que des gens puissent avoir envie de se passer de lait, de fromage et d’œuf. Ainsi, on ne peut pas reprocher aux autres de ne pas s'être renseigné. On peut par contre reprocher à certains de ne pas accepter notre choix !

A force d'expliquer et parfois de justifier mon alimentation, j'ai remarqué que chaque discussion sur le sujet faisait intervenir les mêmes questions, les mêmes remarques de la part de mes interlocuteurs. La plupart de ces interrogations sont basées sur des croyances infondées, qui font que les gens ont peur du végétarisme et du végétalisme. Mais il arrive parfois aussi de tomber sur un carnivore qui essaye de se déculpabiliser de manger de la viande en donnant des arguments très douteux.

Ainsi, j'ai dressé une liste (non exhaustive) de remarques et de questions qui sont souvent mises sur la table durant une conversation avec un végétarien ou végétalien. Certaines sont idiotes, certaines sont agressives, certaines ont du sens et certaines ne sont le fruit que d'un manque d'information : faisons le tri !

Mais avant de commencer, rappelons quand mêmes aux lecteurs carnés de ce site que la raison qui poussent la plupart des végétariens à ne plus manger de viande est la volonté de ne pas infliger de mal aux animaux. De même, si les végétaliens ne mangent plus de produits laitiers et d’œuf, c'est pour marquer leur désaccord avec le système ignoble d'exploitation des animaux dans l'industrie alimentaire.

1. « T'es végétarien... mais tu manges du poisson quand même ? »

Cette première question est typique d'une personne qui n'a jamais (ou extrêmement peu) fréquenté des végétariens au cours de sa vie. En début de conversation, les gens n'ont pas encore nécessairement assimilé la raison éthique derrière cette prise de décision et c'est souvent à ce moment-là que cette question tombe : ils ne savent pas ce que « végétarien » veut dire.

Il faut comprendre que pour beaucoup de personnes, le poisson n'est pas un animal comme les autres. Il est souvent mis dans une case à part, car souvent considéré comme moins intelligent et moins proche de nous. Il y a d'ailleurs une ambiguïté notable lorsqu'on utilise le mot « viande » qui est souvent mis en opposition à « poisson » dans l'esprit du plus grand nombre. Il en va de même dans les zoos : il y a rarement de poissons dans les zoos ou bien ils sont dans un endroit à part appelé « aquarium ». La majorité des gens n'ayant en fait jamais vu d'animaux que dans des zoos ou dans une assiette, ils font donc une distinction assez inconsciente entre les animaux terrestres et les animaux marins. Distinction que les végétariens ne font en général pas.

Cette question, qui traduit bien des ignorances sur le végétarisme, est une très bonne occasion pour clarifier les choses auprès de vos proches ! Cela vous donne l’opportunité de présenter clairement les raisons de votre nouvelle alimentation (si cela n'a pas déjà été fait). N'ayons pas peur d'affirmer que nous sommes contre le fait de tuer les animaux pour les manger, qu'ils soient terrestres ou marins !

Et là, dans la tête de votre interlocuteur, ça fait tilt ! C'est en général à ce moment-là qu'il te répond...

2. « Mais tu n'as pas peur des carences ? La viande c'est bon pour la santé ! »

Une des questions les plus rabâchées à l'oreille des végétariens et végétaliens : le coup de la santé. La croyance populaire veut que le manque de viande et le manque de produit issus des animaux (en particulier les produits laitiers) puissent causer des carences et soient mauvais pour la santé.

Enlevez-vous ça de l'esprit : c'est absolument faux ! Ça n'a jamais été prouvé. Aucune étude scientifique ne l'a jamais montré. D'ailleurs, on ne compte plus les études scientifiques qui montrent que les végétariens et végétaliens sont en aussi bonne santé, si ce n'est mieux, que les mangeurs de viande et de produits animaux.

Alors oui, dans la viande il y a des protéines, oui dans le lait il y a du calcium... mais dans les légumes, les fruits, les graines, il y en a aussi ! Pour donner un exemple : il y a plus de protéines dans le quinoa que dans la viande rouge et il y a plus de calcium dans les brocolis que dans le lait de vache. Donc autant vous dire que les croyances comme quoi les végétariens et les végétaliens sont pâles et en mauvaise santé sont totalement infondées.

Au contraire, il est très facile de trouver des études scientifiques qui montrent que la consommation de viande est la cause de maladies cardiovasculaires et de cancers et que celle des produits laitiers est corrélée avec les risques de fractures des os. Bref, si vous vous intéressez à votre santé, devenez végétarien ou végétalien, mais évidemment, il faut manger équilibré !


3. « Tu dois manger de la salade tous les jours... »

Là encore, cette pensée traduit un a priori sur l'alimentation végétarienne et végétalienne. A nouveau, il faut comprendre le point de vue des mangeurs de viande régulier : la viande est pour eux le centre du repas et tout le reste n'est qu'accompagnement. Regardez les grandes chaînes de restaurant : une longue liste de viande en tout genre, avec un petit astérisque en bas de page qui précise qu'elles sont servies avec un accompagnement au choix. Ce que les carnistes regardent et commandent, c'est avant tout la viande et pas les légumes qui vont avec. Ainsi, pour certains, le concept d'un repas sans viande est presque inconcevable.

J'ai personnellement longtemps été dans ce cas moi aussi. Quand j'ai commencé à manger moins de viande, une partie de mon esprit n'était pas totalement en paix, car ayant l'impression qu'il manquait quelque chose dans mon repas. Mais j'ai vite compris que cette idée fausse était fondée sur ce que la société et les pubs à la TV ont voulu me faire croire toute ma vie.

Depuis, mon végétarisme m'a poussé à découvrir d'autres plats et d'autres goûts qui m'étaient jusque là inconnus. Le monde de la cuisine végétarienne et végétalienne est très vaste et il est possible de manger sans viande et sans produit d'origine animale tout en se régalant de plats aux mille saveurs, sans avoir à manger de la salade deux fois dans la même semaine !

Si vous avez besoin d'idées culinaires, vous trouverez des milliers de recettes différentes sur internet, sur des sites comme Marmiton dans les sections « végétarien » ou « végétalien » ou sur des sites spécialisés comme Végémiam.

Exemple de plats végétariens et végétaliens que l'on peut trouver sur Végémiam.com

4. « Moi je n'ai pas assez d'argent pour ça. »

Je ne m'y attendais pas, mais j'ai entendu cette remarque plusieurs fois durant des discussions sur mon alimentation. Le prix de notre alimentation prenant une part non négligeable de nos dépenses quotidiennes, il est normal que les gens s'inquiètent lorsqu'on parle de changer ses habitudes. Or, ce qu'on a tendance à oublier, c'est que la viande coûte chère. Et même si on trouve de la viande pas chère (mais du coup de moins bonne qualité et venant d'un animal qui a sûrement souffert beaucoup plus au cours de sa vie), cela n'en reste pas moins plus chère que le reste.

Les pâtes ne coûtent pas cher. Le riz non plus. Les lentilles, les quinoa, le soja, les tomates, les concombres, le maïs, les pommes de terres, ne coûtent pas cher, en comparaison à la viande.

Manger bio, ça coûte plus cher. Manger local aussi. Encore que dans les deux cas, il est possible de réduire les prix. Mais là n'est pas le sujet de mon argumentaire lorsque je parle de mon végétarisme. Quand les gens me questionnent, je ne leur parle pas du bio et du local, je leur parle de l'absence de viande dans mes repas et pourtant la crainte du prix vient souvent à l'esprit.

5. « Il faut de la viande pour nourrir la planète. »

Une fois que l'on a présenté les raisons éthiques d'une alimentation végétarienne ou végétalienne et une fois qu'on a montré que c'était également bon pour la santé et le porte-monnaie, le carniste se sent déstabilisé et tente de justifier sa consommation de la viande en mettant debout le raisonnement logique suivant :
  • Il faut de la nourriture pour nourrir la planète.
  • La viande est de la nourriture.
  • Donc il faut de la viande pour nourrir la planète

Les amis de la logique comprendrons vite que cet argumentaire est complètement bancal... Les hypermétropes ont besoin de lunettes pour lire. Les lunettes d’éclipses sont des lunettes et pourtant les hypermétropes n'en ont pas besoin pour lire. Il y a effectivement d'autres aliments qui permettent de nourrir la planète bien mieux que la viande.

Après avoir abordé le côté éthique, le côté santé, le côté économique, on aborde à présent le côté humain et environnemental. A ce moment-là de la discussion, un plaisir mesquin m'envahit, car tous les arguments sont de mon côté ! Échec et math : la viande est mauvaise pour l'environnement et pour la sous-alimentation dans le monde.

En effet, ce n'est pas dans les pub charal que l'on va entendre ça... le rendement de la viande fait peur. Aymeric Caron nous donne des chiffres dans son livre No steak : « pour obtenir un kilo de bœuf, on utilise en moyenne presque autant d'eau qu'un être humain qui prend une douche par jour pendant un an, soit 15 000 litres ». Mathieu Ricard ajoute dans Plaidoyer pour les animaux que « pour produire 1 kg de viande, il faut utiliser 10 kg d'aliments qui pourraient nourrir les populations des pays pauvres qui les produisent ».

On pourrait continuer longtemps avec les chiffres inconcevables de l’élevage, mais ce qu'il faut retenir est que la consommation de viande est la première cause de la pollution de l'air et des eaux, que c'est une des plus grandes causes de la déforestation et qu'elle encourage la sous-alimentation des peuples les plus pauvres. Bref, une belle arnaque !


Le point clé de la discussion où l'interlocuteur réalise qu'il n'a aucun argument valable donne parfois naissance à des affirmations tombant de nulle part et qui n'alimentent pas vraiment le débat de manière intelligente...

6. « L'homme a toujours mangé de la viande, il est omnivore ! »

L'argument de l'homme omnivore est souvent présenté comme l'idée massue dans un argumentaire carniste. Il est cependant discutable pour plusieurs raisons.

Effectivement, l'homme est omnivore, c'est indéniable : il peut se nourrir de tout. Cela étant dit, ça ne signifie par nécessairement que l'homme doit manger de tout, ni même que l'homme a toujours manger de tout. Il est vrai que l'homme pratique la chasse depuis des millénaires, mais nos ancêtres australopithèques étaient pourtant quasiment végétariens. C'est par la suite, principalement grâce aux outils que l'homme s'est mis à chasser et donc à manger régulièrement de la viande.

Mais oublions une seconde ce fait et admettons un instant que l'homme a toujours mangé de la viande. Cela justifie-il que l'on doive continuer à en manger ? L'homme a pratiqué l’esclavagisme pendant des siècles sans que l'on trouve cela normal aujourd'hui. De même, cela fait des siècles que l'homme prend le pouvoir sur la femme et pourtant c'est quelque chose qui ne parait pas normal aujourd'hui.

La viande a été utile à la survie de l'homme et je ne blâmerai une personne affamée de manger de la viande pour sa survie. Cependant, ce n'est pas le cas des civilisations modernes. Aujourd'hui, nous avons le choix de ce que l'on mange. Il ne s'agit plus de survie à présent.

7. « Si on ne mange plus de viande, les vaches, les cochons et les poules vont disparaître. »

Cette remarque est sûrement la plus intelligente de cette liste et celle à laquelle il est aussi plus délicat de répondre. Si on n'élève plus les vaches pour les manger, elle finiront par disparaître. C'est sûrement vrai. Est-ce pourtant une raison pour continuer de les manger ?

Ce que l'on oublie facilement, c'est que les animaux d’élevages (vaches, cochons, poules, etc.) n'ont rien à voir avec leur homologues que l'on retrouve dans la nature. Le salon de l'agriculture le prouve tous les ans : les vaches présentées sont des tas de muscles difformes issus de croisements génétiques faits par l'homme pour augmenter la production de viande. Ces animaux-là n'existent pas dans la nature et leur disparition n'aura pas d'impact négatif sur l'environnement, car il ne créera pas de changement dans l'écosystème, étant donné que ces animaux ne sont déjà plus dans la nature.

De plus, c'est assez hypocrite de dire qu'il faut que l'on continue d’élever les vaches pour qu'elles puissent exister, alors que la seule raison pour laquelle on veut qu'elles existent est pour leur voler leur lait, leur voler leurs petits et les couper en morceau pour enfin les manger.

A ce moment de la discussion, il est assez fréquent qu'un ou plusieurs des participants veuillent vous piéger en vous sortant des arguments de mauvaise foi qui ne font pas avancer le débat.

8. « Les lions mangent de la viande eux ! »

Premier argument fallacieux : les animaux mangent de la viande, alors c'est normal que l'on fasse pareille. Pour contrer cette remarque, je vais vous citer Gary Yourofsky, un activiste américain pour la libération animale qui parcourt le monde pour donner des conférences sur le veganisme.

Mais d'abord, j'aimerais revenir deux secondes sur cet argument en faisant la remarque que c'est souvent ceux qui disent « je mange de la viande parce que certains animaux le font aussi et que l'homme est un animal », sont souvent les mêmes que ceux qui disent que ce n'est pas grave de tuer les animaux parce qu’ils sont inférieurs à nous. Il y a une absurdité dans l'argumentaire ici. D'un côté on leur est supérieur et de l'autre on fait comme eux... Bref.

Durant une interview sur un plateau de télévision israélienne, la journaliste fait la remarque à Gary Yourofsky que « manger de la viande fait partie du cercle de la vie : le lion mange le zèbre... ». A cela, Gary Yourofsky répond à peu près ceci :

Mais j’ai remarqué que vous portiez des vêtements et que vous aviez un téléphone portable, un ordinateur… C’est de la mauvaise foi de prendre un seul comportement du lion que vous voudriez reproduire quand vous ne voulez reproduire aucun des autres comportements du lion. Quand deux lions se rencontrent pour se saluer, ils se reniflent le cul. Quand je suis entré dans la pièce vous ne vous êtes pas mise à genoux pour me sentir le cul. Les lions parfois tuent leurs bébés quand ceux-ci semblent trop fragiles. Si un humain tue son enfant parce qu’il n’en veut pas, on l’arrête et on l’inculpe pour meurtre. Est-ce que vous iriez au Tribunal dire : « Mais votre Honneur, les lions tuent leurs bébés, pourquoi je ne pourrais pas aussi ? » Cette comparaison est de la mauvaise foi. Vous n’êtes pas un lion et pour votre information, les lions sont carnivores, pas les humains… Gary Yourofsky (traduit par vegactu.com)

9. « Le cri de la carotte »

Deuxième argument fallacieux : Le cri de la carotte. « Tu dis que tu ne veux pas faire de mal aux animaux, mais les légumes aussi souffrent et pourtant tu les manges ! ». Malgré l'apparente absurdité de cette remarque, c'est un argument qui est fréquemment entendu. Souvent prononcée sous le ton de l'humour, on l'entend malgré tout parfois de manière sérieuse.

Il faut bien comprendre que cette remarque, si elle est prononcée comme un reproche est très hypocrite : n'imaginez pas une seule seconde qu'elle sera prononcée par une personne véritablement sensible à la condition des végétaux. Elle n'est là que pour essayer de trouver une contradiction dans l'argumentaire d'une personne défendant les animaux.

Argumentons rapidement : pour connaitre la douleur, il faut avoir un système nerveux. Les végétaux n'en ont pas. Fin de l'histoire.

Pour développer tout de même un peu plus le sujet : les plantes possèdent en fait des capteurs sensoriels qui communiquent par messages hormonaux. Ce type de réaction n'a en fait que très peu de choses en commun avec ce qui se passe dans le monde animal.

De plus, il faut également rappeler que 33 % des terres cultivables de la planète sont utilisées à produire l’alimentation des animaux d’élevage. Passer à un monde sans élevage ne signifie pas plus de plantation et plus d'agriculture. Au contraire, sans élevage on aboli un gaspillage énorme de nourriture et l'agriculture actuelle sera bien suffisante pour nourrir tout le monde, même ceux qui meurent de faim aujourd'hui. Donc si vraiment vous vous souciez du sort des végétaux, devenez végétarien ou végétalien.

Le cri de la carotte vu par Insolente Veggie

10. « Hitler était végétarien ! »

Dernier argument fallacieux qui n'est en fait pas un argument, mais plutôt une sorte d'accusation pour mettre le végétarien en porte-à-faux : « Hitler était végétarien ».

Premièrement... et alors ?! Quand bien même Hitler aurait été végétarien, qu'est-ce que cela changerait ? Je suis sûr qu'il portait des cravates et pourtant je n'attaque pas les gens en costume dans la rue en leur disant qu'ils s'habillent comme Hitler ! Cette remarque n'a aucun intérêt et ne contredit en rien l'argumentation d'un végétarien.

Mais si l'on veut aller plus loin et fermer le bec des goujats qui tentent de nous piéger... Il s'avère qu'Hitler n'était en fait pas végétarien ! L'historien Charles Patterson, dans son livre Un Eternel Treblinka explique que cette rumeur était une propagande de l'époque pour rendre Hitler populaire, soutenue par le fait qu'Hitler mangeait très peu de viande pour des raisons de santé. Je vous invite à lire le paragraphe de son livre concernant Hitler et son soit-disant végétarisme, vous comprendrez très vite qu'Hitler n'a jamais eu de considération pour les animaux.

Bonus : « J'aime trop la viande pour arrêter »

On termine avec la remarque tellement prononcée que je ne compte plus le nombre de fois que je l'ai entendu. En général, elle clôt le débat. Que répondre à ça ? Personnellement, à mon tout début dans le végétarisme, c'était la remarque qui m'énervait le plus. En gros, cela signifie clairement : « Je sais que tu as raison, j'ai compris que c'est mal de manger de la viande, mais je m'en fous. J'aime trop la viande ». Et j'avais du mal à m'y faire. Comment les gens peuvent-ils être aussi dépendant d'une chose qui cause autant de mal ?

Après avoir mûri ma réflexion, je me dis aujourd'hui que cette phrase est en fait une sorte de victoire pour le végétarien. Si notre interlocuteur nous dit cela, c'est qu'il s'est rendu compte de la logique de notre argumentation. Il a effectivement compris et il sait maintenant que ce qu'il fait n'est pas éthique. Le fait qu'il ne change pas pour autant son alimentation n'est finalement pas si étonnant.

Choisir le végétarisme ou le végétalisme est le fruit d'une grosse remise en question. Ce n'est pas un choix facile et ce n'est sûrement pas un choix que l'on fait après 15 minutes de conversation à table avec un coco qui ne mange pas de viande. Donc c'est normal de ne pas réussir à convaincre. J'ai d'ailleurs sûrement moi-même prononcé cette phrase plusieurs fois avant de décider de changer. Il ne faut pas croire que cela signifie que l'on a parlé dans l'oreille d'un sourd. La personne qui nous dit aujourd'hui qu'elle aime trop la viande pour arrêter aura peut-être d'autres conversations de ce genre dans sa vie, peut-être qu'elle sera amenée à se questionner sur son alimentation plus tard et peut-être que toutes les petites briques issues de toutes les informations qu'elle a reçues durant plusieurs années formeront un jour un mur qui résistera à l'envie de viande.

Bref, à mon sens, il est toujours utile d'expliquer à son entourage les raisons de notre alimentation. Même s'ils ne la comprennent pas ou s'ils ne l'acceptent pas, peut-être qu'ils le feront un jour. De plus, plus on en parle, plus notre argumentaire gagne en pertinence et plus on parait crédible. C'est rarement le premier jour d'une alimentation végétarienne que l'on arrive à bien expliquer pourquoi on ne mange plus de viande. Ça prend du temps de se renseigner et cela prend aussi du temps de bien assimiler les informations pour parvenir à les présenter clairement.



Articles liés :



Réseaux sociaux
Donnée de la semaine

3

rhinocéros meurent chaque jour, braconnés pour leurs cornes.
Photo de la semaine
Sondage

Etes vous abonné à des chaînes Youtube tenues par une personne végétarienne, végétalienne ou végane ?

Pétition

Interdire l’abattage sans étourdissement des animaux

En savoir plus
Lettre d'information

Soyez averti des nouveautés de notre site directement par e-mail :


Pétition

Interdire l’abattage sans étourdissement des animaux

En savoir plus
Sondage

Etes vous abonné à des chaînes Youtube tenues par une personne végétarienne, végétalienne ou végane ?

Réseaux sociaux
Photo de la semaine
Lettre d'information

Soyez averti des nouveautés de notre site directement par e-mail :

Donnée de la semaine

3

rhinocéros meurent chaque jour, braconnés pour leurs cornes.